Chili con cramé, ratés patagoniens

Le Chili, c’est pas toujours chill…

Niveau 1: Pâtes agonisantes. Lors de notre trek du parc des Torres del Paine, nous nous étions concoctés des petits dîners gastro à base de pâtes à cuisson très rapides à mélanger dans de la soupe instantanée. Le dernier soir, comme il nous en restait une bonne quantité, nous avons tout balancé dans la (trop petite) popote. Le mélange était un savoureux agglomérat de pâtes collées et différemment cuites. Mmmhh on s’en lèche les babines…

Niveau 1 : Balade nocturne sur pilotis. Après plus de 48h de navigation, le ferry nous dépose à Caleta Tortel à 2h du matin. Nous marchons vingt minutes sur les passerelles de bois en direction de la seule auberge qui avait répondu à nos mails. Par acquis de conscience, Yann demande « Tu es bien sûre que c’est cette auberge ? ». Euuuh, non. Demi-tour, en fait c’est complètement à l’opposé ! Quarante minutes plus tard, nous frappons à l’auberge, bien tard. Une dame en pyjama nous ouvre : « où étiez-vous ? On était venu à votre rencontre ». Oups !

Non, on n’allait pas y aller à la nage !

Niveau 2 : On la pensait guérie… Après quatre mois à parcourir l’Amérique du Sud en bus sur tout type de route, nous nous disions que Flore résistait beaucoup mieux aux enchaînements de virages pendant des heures. Notre premier trajet sur la carretera australe a prouvé le contraire… Heureusement, le petit sac à vomi de l’avion est toujours à portée de main.

Niveau ascenseur émotionnel : Il court il court, le chapeau. Ils s’étaient rencontrés à Cuenca, ça a tout de suite été le coup de foudre. Elle n’avait d’yeux que pour lui. Depuis ce jour, il l’accompagnait partout. Il la protégeait du soleil, elle le défendait contre le vent et la pluie. Mais un jour, lâchement, distraite, elle l’oublie dans un bus. Abandonné, il repart dans l’autre sens, le beau chapeau de paille…
Yann, voyant le désarroi de Flore, remue alors ciel et terre pour le retrouver, enfin, il remue surtout les agences de bus : nous avons pris deux bus, et perdu le chapeau dans le premier, qui est reparti dans l’autre sens. Il a donc fallu demander à la première compagnie de le retrouver et de le donner au chauffeur de la deuxième compagnie pour qu’il nous l’apporte au village où nous sommes. Simple !
Deux jours plus tard, après quelques allers-retour en bus pour le chapeau, d’émouvantes retrouvailles ont lieu à Puyuhuapi.

Après ces retrouvailles qui font chaud au coeur et qui montrent que tout n’est pas perdu dans ce bas monde, on vous explique comment ça marche en Patagonie avec les panneaux indicatifs :