Chili con glaciers, suite de la Patagonie

Nous traversons la frontière tout au Sud du continent pour ensuite remonter doucement la Patagonie chilienne.

Puerto Natales et parc Torres del Paine

Puerto Natales est une ville donnant sur un fjord, c’est le point d’accès au célèbre parc Torres del Paine. Ce que nous avons pu lire n’était pas très engageant : l’organisation du parc oblige à réserver les campings à l’avance, ce qui rend la planification du trek compliquée, les prix pratiqués sont très loin de l’idée d’un trek en nature, et enfin la météo n’y est pas des plus accueillantes : vents violents, froid, neige, pluie… Génial ! On y va ?

Attention, ce n’est pas le ferry que nous prendrons plus tard

Nous partons donc dans le vent et sous la neige pour quatre jours de trek, le célèbre W. Après un premier jour où nous n’avons absolument rien vu, nous installons notre tente de location sur une plateforme en bois dans la forêt : eh oui, nous avons fait une petite infidélité à notre petite tente, peu adaptée au climat rude du parc. Le lendemain, un ciel d’un bleu parfait nous attend : à partir de là et pendant trois jours, l’appareil photo et la crème solaire chauffent, quelle chance ! Nous nous permettons même un petit détour de trois heures (avec beaucoup de dénivelé) pour retourner voir les fameuses torres cachées la veille. No Paine, no gain. Le circuit est magnifique : lac d’un bleu superbe, sommets de granit vertigineux, glacier… Le trek est fréquenté, mais on comprend son succès, nous nous sommes régalés.

Traversée en ferry

Il n’y a pas de route qui relie Puerto Natales au nord du pays : trois options : revenir sur nos pas et passer par l’Argentine, prendre l’avion ou prendre le bateau. Voilà comment nous embarquons pour deux jours et deux nuits sur un ferry pour remonter jusqu’au sud de la carretera australe. La vue sur les fjords s’annonce grandiose, nous nous imaginons déjà passer des heures sur le pont… La vérité est toute autre : il pleut tout du long et les nuages sont très bas. Ce sera donc lecture, films, podcasts, tri de photos… Parmi la vingtaine de passagers à bord du bateau, qui peut en accueillir 140, nous sommes les seuls touristes. La seule escale nous permet de visiter le village de Puerto Eden, complètement isolé car accessible uniquement en bateau.

Carretera australe

La carretera australe est la route qui parcourt la Patagonie Chilienne et dessert de nombreux villages isolés. Certains tronçons de route n’ont que quelques années ! La géographie de la région est tourmentée : fjords, montagnes et lacs ; et sa météo humide : dans certains coins il peut pleuvoir plus de 4m d’eau par an !

Nous commençons à Caleta Tortel, presque tout au Sud de la route (nous vous invitons à consulter Google map pour localiser). Ce village est incroyable : pas de route ni de rues, seulement des passerelles en bois sur pilotis. On sent qu’on est très loin de toute grande ville. Ici, le rythme est calme, et la visite du village très agréable. Une petite balade nous permet de profiter de jolies vues sur le fjord et les montagnes.

Nous faisons ensuite escale à Puerto Rio tranquilo. Comme son nom l’indique, c’est tranquille ici. Le village est posé sur la rive du très grand lac Général Carrera (Lago Buenos Aires côté Argentine) bordé de montagnes. Nous y faisons une petite excursion en bateau pour admirer la Capilla de marbol, étonnante formation rocheuse. L’eau, d’un bleu superbe, se reflète sur les parois des grottes, pas trop mal !

Une journée de bus plus tard, nous arrivons à Puyuhuapi, petit village niché au fond d’un fjord. L’endroit est joli et paisible et la mer d’un calme plat. Nous passons un après-midi dans des thermes au cadre superbe, vue sur le fjord, la vie est dure ! Le lendemain, nous partons randonner dans le parc Queulat. Une courte balade nous permet d’observer entre les nuages un impressionnant glacier suspendu, avant de vite redescendre s’abriter de la pluie ! Ici la météo passe des rires aux larmes très rapidement !

Une autre journée de voyage vers l’Argentine nous permet de brèves pauses à Chaitén et à Futaleufú, le temps de se dégourdir les jambes.

Nous quittons le Chili, mais nous reviendrons bientôt…