Pour cette année, Flore rêvait de l’ascension d’un beau sommet d’Amerique du Sud. Il faut dire qu’il y a ce qu’il faut ici ! Avec en plus la possibilité de gravir un 6000m… Yann, ne refusant jamais un défi sportif, n’a pas été difficile à convaincre.
Presque deux mois après notre tentative sur le Cotopaxi en Équateur, nous voilà prêts à retenter l’expérience. Nous sommes acclimatés et la météo a l’air de notre côté : c’est parti pour l’ascension du Huayna Potosí ! Il culmine à 6088m.

Un véhicule nous amène avec notre guide Rodrigo jusqu’au camp de base, à 4800m. Nous préparons nos sacs et partons vers le camp haut. C’est le moment que choisit notre guide pour nous demander comment on s’appelle, après deux heures ensemble, il était temps ! (En vrai, il n’a demandé qu’à Flore. Connaître un prénom sur deux devait lui sembler suffisant).
Deux heures plus tard, nous arrivons au refuge à 5270m. C’est une bâtisse de tôle et de plastique : la nuit s’annonce fraîche ! Mais surprise : il fait 25°C à l’intérieur, le soleil tape sur le toit toute la journée. Il n’y a pas foule : un autre couple et leur guide.
Nous dînons avec eux et nous couchons vers 18h30. Sorties pipi (dehors bien sûr), mal de ventre pour l’un, mal à la tête pour l’autre… la « nuit » n’est pas bien reposante !
Après une bonne grasse mat’, on se lève à 1h30 (du matin) pour un départ à 2h30.
Crampons aux pieds, nous commençons l’ascension du glacier. Notre guide nous fournit le service minimum, sans les options « explications » ou « demander comment ça va ». Ne parlons même pas de l’option « sourire » ! Sans la corde qui nous lie à lui, nous n’aurions peut être même pas eu l’option « nous attendre »…
Nous montons doucement…une heure, deux heures… Flore ne sent plus son pied gauche. A mi parcours, nous traversons un passage un peu plus raide où les piolets sont bien utiles.
Et comme c’est beaucoup trop facile pour Yann, il s’est rajouté une difficulté en plus : le mal de ventre qui persiste depuis Copacabana.
Nous assistons dans la montée à un lever du soleil spectaculaire qui dévoile le paysage : nous sommes au dessus d’une mer de nuages. Il reste encore un peu de chemin, c’est dur. Nous sommes fatigués et chaque pas est laborieux.

Enfin, après une dernière montée interminable, nous arrivons au sommet, à 6088m, avec une vue à 360° en guise de récompense ! Flore nous verse même sa petite larmichette.
Bon c’est pas tout ça mais il y en a un qui a toujours mal au ventre, il est temps de redescendre !
Nous prenons un peu de temps pour se reposer au refuge avant de retourner au camps de base. Nous sommes fatigués mais fiers. Flore est toute heureuse et Yann se dit « Flore et ses rêves à la c*n ! ».

Félicitations les loulous, c’est énorme ce que vous avez fait !!!
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