INCAfé en terrasses – Choquequirao et Machu Picchu

Temps fort de notre séjour au Pérou, voici comment nous avons cheminé jusqu’au Machu Picchu…

Cuzco

Après un passage éclair à Lima, nous voilà à Cuzco, ancienne capitale inca. La ville est superbe. On y trouve beaucoup de restes de murs incas qui ont servi de base aux constructions de type colonial. Le jour, il fait plutôt beau et chaud mais dès qu’il n’y a plus de soleil, on se gèle (normal, on est en plein hiver).

A Cuzco, on parcourt la ville, on prépare notre trek à venir et on visite les superbes ruines de Saksaywaman (no cry) qui surplombent la ville. Ces ruines dessinaient, à l’époque inca, la tête d’un puma. Le reste de la ville de Cuzco représentant le corps du félin sus-mentionné.

Trek Choquequirao (Cachora – Aguas Calientes), 7 jours

On a choisi ce trek parce qu’il est très peu fréquenté contrairement aux autres routes menant au Machu Picchu.

Le trek jusqu’aux ruines de Choquequirao pouvant être réalisé via des agences (fournissant guide, cuisinier, muletier et mules), on se débrouille pour partager avec des anglais le minibus qui les amène au départ de la rando. On continuera ensuite la rando tout seuls comme des grands!

Il fait extrêmement chaud et il vaut mieux randonner à la fraîche, le matin. Le premier jour de trek nous permet de nous rapprocher des ruines de Choquequirao.

Choquequirao est considérée comme la soeur du Machu Picchu car son site est également extraordinaire. Il aurait abrité les derniers résistants incas. En bas du site, on découvre de très nombreuses terrasses. On y passera une demi-journée, archi seuls. (Pas un touriste avec sa perche à selfie!!)

Après une nuit au campement officiel du site, on découvre le haut des ruines au lever du soleil. Magnifique! Et là encore, on est seuls (ou presque, il y a entre 20 et 30 visiteurs par jour, soit environ 200 fois moins qu’au Machu Picchu).

Le site de Choquequirao ne serait qu’à 30% découvert. Les 70% restants étant encore cachés sous la végétation. Il reste du travail pour tout défricher…

La suite du trek est encore moins fréquentée. Mais que de dénivelé ! On descend jusqu’à la rivière sous le cagnard, dans la poussière et au milieu de nuages de moucherons qui piquent. De nouvelles ruines incas égaient cette descente compliquée. On campe près de la rivière. Le lendemain, on se tape 2300m de dénivelé positif (D+ pour les intimes), rien que ça. Le passage du col à 4200m nous fait changer de paysage.

On campe plus bas, à Yanama, chez des locaux (qui n’ont rien de fou*). On dîne avec eux le soir. Dans leur pièce de vie, ils élèvent une quinzaine de cochons d’inde (cuys) en liberté. Les jours suivants, on chemine vers la ville de départ du Machu Picchu avec toujours autant de dénivelé. Et comme on a un jour d’avance sur le programme, on se permet même un petit aller/retour « reposant » jusqu’à Santa Teresa, où il y a des bains thermaux.

Le seul moyen d’accéder à Aguas Calientes (village départ du Machu Picchu), c’est le train. Et quand on prend pas le train, on longe les rails!

Machu Picchu

Après un lever aux aurores, on monte au site du Machu Picchu. On enchaîne avec l’ascension du Wayna Picchu, la montagne qu’on voit au-dessus du site sur toutes les cartes postales. Une fois en haut, on attend que les nuages et la brume disparaissent pour laisser apparaître toutes les ruines. C’est magique! On visite ensuite le site, on sort l’appareil photo et on mitraille (à gauche et à droite, on ne sait plus où donner de la tête).

Et maintenant, retour à Cuzco pour se reposer!

* loco = fou dans la langue de Cervantes


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