Nos dernières petites galères équatoriennes

Comme d’habitude, on vous raconte tout (ou presque) ! Mais prenons d’abord le temps de vous expliquer notre échelle :

– Niveau 1 : de l’ordre de l’anecdotique. Exemple repère en France / en voyage : être la cible d’un pigeon/condor faisant ses besoins.

– Niveau 2 : c’était embêtant sur le moment, mais pas très grave. Exemple repère : grosse grève de la SNCF / rater sa correspondance.

– Niveau 3 : là ça devient « chiant ». Exemple repère : LA grippe / tourista qui cloue au lit pendant une semaine

Voici donc pour nos derniers jours en Équateur :

Niveau 1: Des p’tis trous, des p’tits trous, encore des p’tits trous. Chaussette de rando, doudoune, chaussure, housse d’appareil photo, sac à dos. Et tout ça en 3 semaines… on va finir par porter des fringues complètement rafistolées.

Niveau 1,5: La couturière qui nous plante. Pour réparer tous ces petits trous, on convient avec une couturière de venir chercher nos affaires le lendemain à 10h. Le truc c’est qu’une fois devant sa devanture, le rideau métallique est tiré… Et elle n’arrive pas… Et on doit vite prendre 3 bus d’affilée pour rejoindre notre prochaine destination. A midi, après avoir interrogé le voisin coiffeur (en poom poom short) et le voisin gérant d’un mini market, toujours rien!! Le gérant du mini market suggère d’aller directement chez la couturière parce qu’il sent qu’elle ne sera pas là avant 15h (Houla!)… Il hèle un mototaxi, lui donne l’adresse et nogocie le prix. Super sympa! Après avoir traversé tout le village par des pistes un peu boueuses, on fait monter la couturière dans le mototaxi pour l’amener à son atelier et récupérer nos affaires qu’elle réparera en 10min, un peu à l’arrache. Il est presque 13h!

Niveau 1 : Nuit blanche. Pour traverser la frontière avec le Pérou, on prend un bus de nuit (notre 4e). Mais cette fois, on est sous l’écran de la télé où des films s’enchaînent non stop avec le volume beaucoup trop fort. D’ailleurs, les films n’intéressent pas grand monde. Et les locaux n’ont pas le même sens du voyage collectif que nous : ils passent beaucoup de temps au téléphone sur haut parleur et en parlant bien fort ; le mode silencieux n’existe pas ici ! Ils écoutent leur propre musique ou vidéo avec le volume au max, c’est quand même mieux d’en faire profiter tout le monde et encore mieux quand ils sont plein à le faire dans le même bus ! Ajoutez à cela, une pause à la douane de 2h (très agréable en plein milieu de la nuit) puis 2h de retard à l’arrivée et la panoplie du voyage parfait est complète !

Bon ça mérite bien un petit clin d’oeil à notre pays :

Y’a pas qu’en France qu’on trouve des gilets jaunes agressifs…

Et une petite devinette en español :

Cuál es el ave que no vuela y no tiene plumas?


Une réflexion sur “Nos dernières petites galères équatoriennes

  1. Continuez à nous partager vos aventures comme ça ! J’aime beaucoup cette idée des niveaux de galère Ahah !
    Vous avez l’air en tout cas de bien profiter et découvrir c’est top !
    Des gros bisous les amis !!

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