Après l’Amazonie, on reprend de la hauteur et on enchaîne quelques randos.
Otavalo
Marché d’Otavalo
La ville d’Otavalo est connue pour son marché qui s’étend sur la place principale. Le samedi, toutes les rues autour sont occupées par des stands vendant des produits typiques (mais pas toujours artisanaux malgré ce qu’ils indiquent). En tout cas, que de couleurs!, notamment dans les stands proposant des panchos, nappes, pulls en laine, tapis, bijoux… On se fait alpaguer en permanence par des équatoriens en vêtements traditionnels. Les hommes portent une tresse et les femmes un chapeau des Andes. On a même mangé local dans un mini stand sur le pouce. Mais pas de galettes-saucisses ici!
Cotacachi
Près d’Otavalo, il y a une ville sur un volcan, réputée pour son cuir : Cotacachi. On y arrive en bus, on passe devant plusieurs stands proposant des produits en cuir puis on remonte la rue principale, essentiellement jonchée de boutiques spécialisées dans la peau de vache. Puis on croise des locaux en tenue traditionnelle : grand chapeau noir avec des symboles incas, chemises avec gilet en cuir et pantalon de cow-boy en fourrure. Les femmes sont elles aussi en tenue de sortie. Il s’avère que l’on est tombé sans le vouloir sur une fête inca qui célèbre le solstice d’été, l’Inti Raymi. La fête dure 4 jours et aujourd’hui, ce sont les hommes qui dansent. Leur danse consiste à tourner en rond en tapant des pieds et en sifflant. C’est un peu les vieilles charrues des quechuas en fait! Certains semblent un peu possédés et cela crée un côté impressionnant voire effrayant.

Lagunas de Mojanda
Pour aller aux Lagunas de Mojanda, on doit prendre un taxi qui passe par une route défoncée. Un jeune conducteur vient nous chercher à l’auberge avec son petit taxi et se met à rouler à toute berzingue à travers les nids de poule. Ca secoue! On se demande encore comment il a fait pour ne pas crever…
On arrive devant un grand lac à plus de 3700m d’altitude.
De là, on attaque l’ascension du Fuya Fuya, un volcan qui culmine à presque 4300m et qui permet de s’acclimater à l’altitude. En quechua, Fuya veut dire nuageux. On fera donc une partie de la montée dans les nuages. Mais avec de très beaux points de vue par moment.

Une fois redescendus, on entame le tour du lac par une route en terre que l’on partage avec d’imposants 4×4. Faute de sentier, on devra rebrousser chemin aux 2/3 du lac.

Quilotoa loop
Une des randonnées les plus connues en Équateur tourne autour du Quilotoa, un volcan dont le cratère est un gigantesque lac. Selon les envies de randonner, la randonnée peut s’étaler sur plusieurs jour. Nous partons donc sur 3 jours de marche avec 2 nuits en tente à plus de 3000m d’altitude. Il y a des auberges dans chaque village pour ceux qui souhaitent marcher plus légèrement. Notre itinéraire : Sigchos – Isinlivi (bivouac n°1) – Chugchilan – La Moya (bivouac n°2) – Quilotoa.
La randonnée est magnifique avec des paysages très variés et traverse plusieurs petits villages retirés du monde. On est impressionné par la capacité des locaux à faire de l’agriculture et de l’élevage à cette altitude et avec autant de pente. Le petit côté négatif de cette rando, ce sont les enfants qui demandent avec insistance des bonbons ou de l’argent aux voyageurs.
La récompense arrive le troisième jour avec notre arrivée sous le soleil au dessus du cratère du Quilotoa. On attaque alors le tour du cratère qui est rempli d’un grand lac d’environ 3km de diamètre. On passera la nuit en haut du volcan, à un peu plus de 3900m.
Cotopaxi
Pour connaître en détail notre ascension mouvementée sur le Cotopaxi, c’est ICI.
Prochaines étapes en Equateur : Baños, la côte et Cuenca